Gregor Podgorski : Mères & Filles

Annick, Rozenn et Isabelle - les textes

De moi, à vous…

A la saison des amours, j’ai construit un doux nid.
Au premier jour, deux cœurs amoureux se sont unis.
Au cœur de mon être, je vous ai accueillies.
La nature a fait le reste ; je vous ai donné la vie.
Chair de nos chairs, chacune s’est préparée ;
Un vingt huit avril, un vingt huit février, vous êtes arrivées.
Isabelle, Rozenn, un prénom scrupuleusement choisi vous a été donné.
C’était la découverte, d’un œil émerveillé,
De vos belles frimousses, désormais, façonnées ;
Et vos petites mimiques, qui nous faisaient « craquer ».
Petit à petit, on s’est apprivoisées.
Jour après jour, je vous ai bien veillées, protégées.
Petites filles, de vos peines et bobos, je vous ai consolées.
Autour de la table familiale, tous les jours rassemblés ;
C’était un grand bonheur de pouvoir partager.
Pour ne pas souffrir et pour ne pas pleurer,
Responsables, autonomes, j’ai voulu que vous soyez.
J’avais si peu reçu, d’une enfance malmenée.
J’ai fait ce que j’ai pu, d’un pas mal assuré.
J’ai fait comme j’ai pu. Pardon, si j’ai pu vous blesser.
J’avais mal grandi ; vous m’avez rattrapée.
Les études à Paris, vous vous êtes échappées.
Fiers de vous, toujours, nous avons été.
A la saison des amours, vous avez construit votre doux nid.
Au premier jour, deux cœurs amoureux se sont unis.
Au cœur de votre être, vous les avez accueillis.
La nature a fait le reste, vous avez donné la vie… à Achille, Ernest et Izïa.
De ma tendresse et mon amour ; j’aimerais pouvoir, toujours, vous entourer.

Annick, votre maman

Annick, Rozenn zt Isabelle

Maman
Courage. Persévérance. Dévouement. Partage. Humilité. Combat. Fidélité.
Je me perds dans l’illusion de ton existence permanente et infinie.
Isabelle
Humilité. Originalité. Gentillesse. Simplicité. Volonté. Persévérance.
C’est un profond et durable respect qui m’anime au regard de ce que tu es.

Rozenn

Ma mère
si loin, si proche
une nuit quand ma vie a basculé
c'est toi que j'ai appelée à 3 heures du matin
Ma sœur
si loin, si proche
simplement là
discrètement toujours
tu me comprends, je te comprends, enfin j'espère.

Isabelle

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