Gregor Podgorski : La rage de vivre

Le texte d'Agnes

Les cicatrices mettent du temps à disparaître et le cancer m¹en a laissé plein. Agnes
Alors je vis mon corps en trompe-l¹oeil. Trompe-la-mort, Je suis fière d¹être encore là mais plus jamais sûre d¹y être pour toujours. Alors je mets toutes mes forces à vivre le mieux possible. Rendre au miens l¹amour qu¹ils m¹ont donné. Leur dire que c¹est par eux et pour eux que je vis. Parce que leur amour et leur peur pour moi m¹ont fait croire en moi pour mieux lutter contre la maladie.. Je suis plus forte qu¹avant mais aussi plus fragile. Plus heureuse. Plus vieille. Plus belle. Plus gaie. Plus inquiète. Plus amoureuse...
PLUS VIVANTE
Agnès
44 ans, journaliste, Paris.

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